samedi, juin 18, 2005

Ce vendredi 10 Juin 2005 avait lieu un débat organisé par des élèves de l’ICAM (Institut Catholique des Arts et Métiers) à Toulouse. Il s’agissait de traiter la problématique suivante : « Quelles stratégies les entreprises françaises peuvent-elles
adopter pour vivre la mondialisation ? » . Cinq intervenants devaient participer : Jacques De Guenin, Mr Chassint, Mr Geoffroy, Mme Azam, Mr Taghizad.
Gaël Monin, étudiant à l’IST (la branche formation en alternance de l’ICAM), et iniateur du projet, proche de Liberté Chérie, avait informé Claire et Michel Sauer, responsables du comité Toulouse, qui m’ont tenu au courant par mail. Le sujet m’a plu et la perspective de rencontrer enfin des membres de LC et Mr de Guenin dont j’avais entendu beaucoup de bien me décidèrent.
Je mis ma plus belle chemise- c’est-à-dire la seule que j’avais- et me dirigeai vers l’avenue de Grande-Bretagne avec la précieuse aide de mon plan Mappy (une remarque au passage, il serait souhaitable qu’il indique le nom de toutes les rues et pas seulement « prendre à gauche » ou « prendre à droite », ça m’aurait évité quelques petits soucis). Je suis arrivé avec un quart d’heure d’avance dans une ICAM déserte. Dans la salle immense préposée à la table ronde, il n’y avait que des étudiants en costume trois-pièces et cravate (là je me suis dis que je déparais un peu avec mon jean, ma chemise Billabong et mes Vans) plus une personne que je reconnus comme étant Jacques de Guenin. Un des étudiants m’accueillit, voyant mon hésitation. Par chance, c’était Gaël Monin, très sympa d’ailleurs. Après avoir un peu discuté, il repartit vaquer à ses occupations : l’organisation, la logistique. Pour un peu, on se serait cru à une Grande messe de Total ou de l’UMP : salle de projection avec écran géant, sonorisation digne d’un cinéma, des PC portables en-veux-tu-en-voilà… Je vis arriver Messieurs Chassint et Geoffroy.A 17H30, heure à laquelle le débat devait commencer, il manquait deux intervenants. J’en ai profité pour faire la connaissance des trois membres de LC présents. Un quart d’heure plus tard, Mme Azam arriva enfin selon sa conception personnelle de la ponctualité. Un des jeunes organsateurs nous fit part de l’absence de Mr Taghizad.
La table ronde pouvait donc commencer avec une interview d’une sommité (dont je n’ai retenu ni le nom ni la fonction) à propos du textile chinois qui permit de mettre en place la problématique. Les règles du jeu furent fixées par l’animateur du débat : temps de parole limité, ne pas couper, questions du public à la fin.. Il fut demandé aux participants de se présenter, d’expliquer leurs expérience professionnelles. Monsieur Goeffroy est le PDG de Lim-France, travaille pour plusieurs sociétés dans des activités diverses. Il est aussi l’ancien président de l’ICAM. Il m’a semblé à première vue assez sympathique, un peu sarcastique sur les bords. Monsieur Chassint, un autodidacte, est entré dans la vie à 14 ans comme carrossier ; il est aujourd’ui le gérant de SCPC Chassint Peinture, une entreprise de peintre our matéiel de haute-technologie (entre autres pour l’aéronautique) et le trésorier de Mecanic Vallee, un groupe de réflexion réunissant des responsable de l’industrie mécanique de la région, sympathique très « patron sorti de la France d’en bas, resté proche du peuple ». Mme Azam, quant à elle, est vice-présidente du comité scientifique d’ATTAC (Association pour la Taxation des Transactions et l’Aide Citoyenne), maître de conférence en économie à l’Université du Mirail (Toulouse). Si le comité scientifique est composé d’économistes et de sociologues (le président, je crois, enseigne la sociologie), je me demande où ils mettent leurs spécialistes des OGM ou de la pollution. En tout cas, elle correspondait à l’image que je m’en faisais : sûre d’elle, un peu méprisante, pincée, hautaine.. Jacques De Guenin, enfin, ingénieur des Mines, a travaillé chez le pétrolier Exxon et PSA (Peugeot-Citroen). Il est aussi engagé dans le milieu libéral, maire et député Démocratie Libérale des Landes, président du Cercle Frédéric Bastiat et rédacteur de nombreux articles et ouvrages. Je m’étais préalablement renseigné sur lui et je n’ai pas été déçu : il est de ces gens qui forcent la sympathie, l’admiration et le respect sans pour autant se prendre au sérieux et sans manquer d’une touche d’humour.
On aborda ensuite le délicat problème des délocalisations où l’on put juger de l’expérience des deux dirigeants d’entreprise présents. Monsieur Geoffroy a reconnu avoir délocalisé en Chine, au Maroc et dans d’autres pays, en rajoutant d’ailleurs qu’il s’était investi dans des actions plus « solidaires », « citoyennes » en soutenant des projets de création d’entreprise et des micro-crédits. Monsieur Chassint, quant à lui, a appliqué une autre stratégie : le maintien des emplois en France en se focalisant sur des niches du marché grâce à la haute-technologie dont nous disposons. C’est l’idée que tente de promouvoir son groupe de réflexion. Ayant visité les pays d’Europe de l’Est, in ne prévoit pas pour l’instant de délocaliser : ce ne sera que l’ultime solution pour sauver son entreprise. Evidemment l’ATTACante a essayé de montrer sans convaincre personne le sort funeste des populations qui allaient être employées (tiens, en France, on se bat pour créer des emplois et là-bas ce serait désastreux ?? étrange). De Guenin lui rappela qu’au contraire cela allait de paire avec l’emploi, la richesse, la fin de la précarité et la transmission du savoir. Il va sans dire qu’il m’a paru plus convaincant mais je ne saurais affirmer si tel a été le cas pour l’ensemble du public.
La suite de la discussion devint un peu plus floue. Monsieur Geoffroy insista qu’il fallait « remettre les français au travail », Chassint sur la pauvreté du Tiers-Monde et sur son amour de la Mère Patrie. Madam Azam nous sortit l’habituel discours alter-mondialiste prônant l’ « économie sociale et solidaire » (comprenez ultra-taxée) et dénonçant la paupérisation du Tiers-monde due, bien entendu, à un soit-disant néolibéralisme, citant au passage une étude du FMI ou de la Banque Mondiale. Ce fut un geste maladroit et les cinq militants de LC que nous étions (Claire Sauer étant arrivée entre-temps) attendaient la réponse de De Guenin. Elle fut cinglante : « Madame, nous n’avons pas du lire le même rapport car celui que vous citez classait les pays en fonction de leur participation dans le commerce mondiale. Ce sont ceux qui participent le moins qui se sont appauvris ». J’avoue avoir esquissé un sourire radieux à la vue de l’ATTACante déconfite. Il en profité pour critiquer d’autres maux français : le taux d’imposition en prenant un exemple concret (un patron qui paye 1400€ un employé qui ne touche que 940€) et la lourdeur du Code du Travail ( il a sortit de son sac l’intégrale des texte légaux à connaître et les a empilé aux grand rire du publique- voilà un combat facile à remporter pour nous je crois).
On aborda alors le sujet de la Recherche. Geoffroy vitupérant les chercheurs français qui quittent leurs pays « simplement pour de l’argent » (là, il m’a semblé surtout défendre ses intérêts en fait). Chassint me parut plus intéressant en mettant en avant des complexes types Silicon Valley ou Sophia-Antipolis qui permettront selon lui d’offrir aux chercheurs ce qu’ils souhaitent et un cadre de vie agréable même si le salaire ne sera pas au rendez-vous. Azam joua son rôle de harpie bourdivine-gauchiste en défendant les chercheurs du public qui ne gagneraient que 3000€ (trois fois le Smic et sécurité de l’emploi aurait-elle du rajouter si elle était un tant soit peu honnête) alors que Jacques De Guenin déplorait le manque de lien entre les organismes de recherches (CNRS entre autres) et les Universités en prenant l’exmple des USA.
Il y’eut ensuite deux questions du public une sur surla recherche et une autre sur les délocalisations et un bilan du débat. Nous fûmes conviés à un pot de l’amitié. Je peux ainsi m’entretenir un peu avec Jacques De Guenin à propos de LC, il nous a félicité pour nos succès et encouragé pour nos actions futures soulignant l’importance du combat que nous devions mener. J’ai apprécié le fait qu’il me parle presque comme à un ami , un proche.. il faut avouer qu’il connaissait tous les autres membres de LC depuis longtemps, c’était donc en quelques sortes la famille qui s’agrandit.

grosso modo les conclusions que J´en ai tiré
1) les alters ne proposent rien du tout à part taxer et interdire..
2) les délocalisations sont une solutions, le choix des niches en est une autre mais moins pérenne car les pays où l´on délocalise accèderont bientôt à nos technologies ( enfin quelques dizaines d´années)
3) que pour rester compétitif il faut baisser les charges, rendre moins pesant les textes et réorganiser notre recherche
Simon Aubert,
Liberté Chérie Toulouse

bon les photos promises ne seront pas là .. désolé

Genevieve Azam
Jacques de Guenin

7 Comments:

Blogger jeanpol52 said...

Tu as l'art de la narration. Bonne chance et bonne continuation pour ton blog.

2:46 PM  
Anonymous achdezo said...

:rire:

5:28 PM  
Blogger Simon said...

la chemise en question n'est pas celle sur la photo :D

6:49 PM  
Anonymous Anonyme said...

Bon je me suis donc rendu sur ton blog : je te donne mes premieres et simples critiques :
1. totalement illisible! tu veux inspirer des gens a comprendre comme toi mais on dirait un blog évoquant quelques photos de vieux libéraux...
2. absance totale de métaphores, de dessins, de representations bref un blog de quelque racontards de réunion de droitistes...
Donc qui voulaient absolument que je vois ton blog je suis décu!

c'est Dago vert! dsl il faut sinscrir et je nen ai pas envie....

11:58 PM  
Blogger Simon said...

Je n'ai envie de faire dans la facilité. les métaphores tout ça .. je prefere parler avec des mots.

et ce n'est qu'un début tu sais..

12:22 AM  
Anonymous Anonyme said...

Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

1:28 PM  
Anonymous Anonyme said...

Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

1:29 PM  

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