mercredi, septembre 14, 2005

(Précision pour ceux qui ont des problèmes de comprenette : ces quelques lignes ont pour unique but de vous faire rire. A part le fait que je suis un libéral militant à Liberté Chérie, tout est le pur fruit de mon imagination)

Salut, j’suis un libéral. Pourquoi ?? Tout simplement parce que je suis riche et ce à millions (oui avec un –s).Toutefois attention ce blé je ne l’ai pas gagné à la sueur de mon front. Pas fou, non ? Cette fortune provient de ma famille, qui d’ailleurs ne l’a pas gagnée non plus par le travail. Enfin, son travail du moins. Car, comme tous mes amis libéraux, je descend d’une longue lignée d’esclavagistes. Les De Aubert (depuis la particule a sauté) régnaient en maître sur le commerce triangulaire qui fit de nous les principaux armateurs de Normandie. Rien de plus aisé, pensez donc : on chopait une tribu de noirs et on la revendait une fortune. C’était le bon temps, l’Ancien Régime. Premier hic qu’a connu ma famille, cette foutue révolution. C’est là que nous avons choisi d’abandonner la particule, ce qui nous a plutôt porté chance : au lieu d’être considérés comme nobles, nous avons pu participer au pillage général. Profitant de l’occasion, nous avons investi dans les guillotines. Un immense succès : « avec la guillotine Aubert, pas de travers ». Les révolutionnaires avaient néanmoins raison sur un point : seule une minorité de la population possédait des privilèges. C’est vite décapitée une minorité, beaucoup trop vite. Heureusement, les Aubert ne manquent pas de ressources : il n’y a plus de richousses à passer sur l’échafaud ? Pas de problème, on a qu’à y coller les pauvres. Car oui, mes amis, la Terreur est le résultat de notre travail d’influence dans les hautes sphères de l’état afin de vendre des dézingueuses. Peu de temps après y’a eu Napoléon, encore plus timbré que les sans-culotte. Mon aïeul de l’époque a cédé ses parts dans les guillotines pour miser sur les armes, un marché très porteur que nous n’avons pas quitté. Canons, fusils, pistolets, sabres…ça, ce sont des valeurs sures, indémodables. Philippe-Richard Aubert a donc proposé un deal à l’empereur : une remise sur les armes contre une part des richesses conquises. Il fallait oser ! Nos amis de la loge maçonnique se sont arrangés pour refourguer des uniformes à l’autre empaffé. Tellement empaffé qu’il a réussi à perdre. Nous avons continué sur cette voie pavée d’or : pendant un siècle la famille s’est enrichie sans discontinuer, des révolutions à la guerre de 70 en passant par la colonisation. Le nouveau monde fut une chance : alors que l’autre con de Schoelcher abolit l’esclavage en France, on a réussi à revendre nos noirs aux States. Des garçons sympas ces Amerloques, surtout au Sud. Mon ancêtre dont on garde les correspondances (un jour, ça vaudra un maximum de pognon) a été convié à des chasses d’esclaves, des grands moments de joie et de convivialité. Pourtant, il y’avait des abrutis comme Lincoln. De quoi il se mêle avec son abolition de l’esclavage ? On a quand même réussi à tirer quelques dollars de la guerre de Sécession. Le XIX ème siècle a aussi connu notre première diversification d’activité dans l’industrie. Bien qu’il y’ait eu des déboires avec les syndicats (encore une idée de gauchistes, les libertés syndicales), nous avons prospéré jusqu’à un véritable chef d’œuvre : la Première Guerre Mondiale. Des millions de fusils, de caisses de munitions, de canons, … Tout ça grâce à un investissement minime : juste un contrat avec un tueur à gage nationaliste à Sarajevo. Hélas, toutes les bonnes choses ont une fin, la guerre se termina rapidement. Les affaires reprirent leur cours habituel durant dix longues années où nous avons amélioré nos réseaux. 1929 tomba à pic pour relancer le business, un vrai boom. D’une part, il était devenu beaucoup plus facile de licencier les branches mortes discrètement mais encore mieux : les nouveaux pauvres constituaient un marché auquel peu ont pensé. Ils ne cherchent pas la qualité, suffit de leur vendre de la merde à bas prix! D’autre part, un peuple mécontent vote bien : Hitler et Mussolini ravirent le pouvoir. Ces dictatures ont de gros avantages dont celui de simplifier le marché à savoir qu’il n’y a plus qu’un seul à client à consulter, le despote qui décide pour son peuple. Génial pour les affaires! Nos amis entrepreneurs ne s’y sont pas trompés en finançant les campagnes électorales. Les partenaires politiques ont conquis de nouveaux marché : Sudètes, Pologne, France, URSS…Avec du recul, j’avoue que c’était trop ambitieux surtout niveau timing ; il aurait fallu retarder l’opération Barbarossa. En 42, voyant que le vent tournait, nous avons émigré en Suisse où se trouvait notre argent. On a juste eu le temps de prendre quelques bagages. Mon grand-père a contacté les ambassadeurs alliés et leur vendit les armes emportées. Il leur prêta aussi du flouze à intérêts kollosaux . Dès 44 il rejoint la Résistance. C’était surtout un engagement moral plus qu’autre chose. Nous en avons tiré un bénéfice non négligeable : le rang de résistant à la sortie de la guerre renforçant notre influence. Natürlich on a du broder un peu nos récits de combats ( en s’inspirant de Malraux). Ainsi on a pu récupérer nos biens sans difficulté puis les faire fructifier pendant les Trente Glorieuses et la décolonisation. Celle-ci fut décriée par de nombreux investisseurs; pas nous: dans chaque pays libéré s’installait un tyran. Ca nous a permis de réitérer le coup des années 30. En plus les risques étaient moindres, ça se passait à des milliers de kilomètres de Paris. Quant à la Guerre Froide, elle s’est avérée un excellent moyen de rentabiliser nos fabriques d’armes. Depuis, le seul truc vraiment important qui s’est passé, c’est la vague des délocalisations en Chine. Je me rappelle la tronche des ouvriers virés du jour au lendemain.. mouuuarf. J’ai jamais autant rigolé. En ce moment, c’est plutôt calme.
En ce qui me concerne, j’ai adopté le même way of life que mes illustres ancêtres : le fric avant tout. Car l’argent permet tout. Le proverbe qui dit que l’argent ne fait pas le bonheur est une plaisanterie. Demandez son avis au clochard alcoolique dans la rue. Que lui manque-t-il ?? du fric ! Si vous possédez du flouze, vous pouvez tout faire, croyez-moi. Besoin d’une gonzesse ?? quelques euros au coin d’une rue à Bombay vous permettront d’en avoir quatre ou cinq. Malade ? Nevermind, en foutant suffisamment d’argent vous êtes soignés en quelques heures (et pour les greffes,il y’a toujours moyen, en mettant de côté ses scrupules et l’argent sur la table-on se comprend ?).On est pas stressé comme dans les films, vous savez. In the real life, on a des employés, des gestionnaires qui s’occupent de nos affaires. Bon, évidemment, on doit quelque fois signer un document par-ci ou assister à une réunion par là, quoiqu’ en fait la paperasse à signer on pourrait s’en passer en faisant jouer nos réseaux. Franchement, nos vies ont des parfums de rêves (Verlaine.. non je déconne, c’est bien moi). Je ne suis donc pas ingrat avec l’argent, j’en suis presque amoureux. Dans ma piaule, les tableaux représentent des dollars, des livres, des yens…Un ami russe oligarque m’a offert une peinture représentant un tas de roubles (je dirais au bas mot une dizaine de mètres cubes). Tenez-vous bien : le tableau avait plus de valeurs que le tas de pièces. Je collectionne les monnaies anciennes ou rares. Maintenant qu’il y’a prescription et que plus personne ne viendra nous les réclamer, je peux dévoiler que notre famille n’était pas pour rien dans le coup de la Bibliothèque royale en 1831. Tout le monde a cru que la vicomtesse de Nays-Candau avait fondu les médailles en lingot. Rien de plus faux. Je les ai devant mes yeux. Un régal qui n’a pas d’égal au monde. On dit couramment que le pognon n’a pas d’odeur. C’est faux, il sent le bonheur ultime. J’adore avoir plein de billets dans mes mains. C’est pourquoi je paye toujours en liquide dès que j’en ai la possibilité. Tiens, mon dernier achat : une Lamborghini jaune (le modèle je sais plus, je m’en contrefiche, tout ce que je me souviens c’est que c’était le plus cher). Il va être content mon chauffeur, il trouvait que la Rolls avait une mauvaise reprise en côte. La tête du vendeur quand je lui ai sorti les biftons de ma poche! Le pauvre, il était tétanisé. J’ai encore perfectionné ce pur moment de bonheur en jetant les billets à terre. Il les a ramassés en souriant avant de me filer les clefs. Je vous l’ai déjà dit, je suis un libéral, plus exactement un ultra-libéral (tendance Sarkosy très dure). Mon profit personnel est vraiment la seule chose qui me motive. Je me suis donc inscrit à un club de riche (un vrai de vrai ;le Medef, au passage, y’a encore beaucoup trop de pauvres, des petits patrons sans le sou qui osent nous demander des conseils) : Liberté Chérie, le nom est un hommage à une fameuse loge maçonnique à laquelle ma famille adhérait. Il y’a une super ambiance, qui plus est on se connaît tous depuis longtemps, des riches y’en a pas tant que ça en France. Que peut bien foutre un club de riches me demandez-vous ? Simplement défendre notre valeur, l’argent. Tout d’abord, on se bat contre le libre-échange (on préfère imposer les transactions, ça limite l’émergence de la concurrence), pour la baisse des impôts des riches (le peu qui les paye) et l’augmentation de ceux des pauvres , pour un état fort (le seul capable de ruiner les couches sociales inférieures ; nous, on est bien trop intégrés dans la machine étatique pour devoir payer des impôts anyway), contre la guerre en Irak(ils sont chiants, les Ricains, on avait des intérêts là-bas, nous), pour le remboursement de la dette du Tiers-monde (vu qu’on paye pas d’impôts, c’est pas notre argent et comme on a de juteux contrats dans le Tiers-monde depuis la décolonisation, ça nous permet d’écouler nos produits au frais du contribuable occidental qui n’y voit que du feu- futé, hein ?-),…On organise des opérations surprises contre le populo (la dernière en date avait lieu le 16 juillet, journée symbolique de leur libération fiscale transformée par nos soins en « kill-a-poor-day »). Enfin, vous avez compris le principe général, je présume. Je fais aussi partie activement de la loge maçonnique de ma ville, tradition familiale oblige. Franchement, si vous êtes pété de thune, je ne peux que vous conseiller de nous rejoindre rapidement: on se tape des bouffes sympas au resto, des soirées déguisées pour l’accueil des nouveaux( un peu à la manière d’halloween, vous imaginez), on rigole bien, on parle un peu business, on est invité à l’Elysée pour la Garden Party le 14 juillet, on a les résultats des élections à l’avance (pour la réélection de Jacques, les amis qui s’occupent de truquer les élections nous ont fait une bonne blague : ils ont mis Lepen au second tour, trop drôle)…L’autre jour, alors qu’on discutait entre amis, j’ai appris qu’une entreprise indienne recherchait des investisseurs. J’ai foncé sur l’occasion. Résultat ?? Je me suis fait deux millions d’euros de bénéfice en un trimestre.. ça sert les relations. J’ai revendu mes parts dans la société quelques mois plus tard, ce qui les a obligé à licencier une centaine d’employés. Pas grave, ils n’avaient qu’à être riches après tout. Il existe beaucoup d’autres clubs privés et société secrètes, je ne vais pas vous en parler, ce serait trop long.
La question que vous vous posiez sans doute : pourquoi créer un blog politique [ou pourquoi m'exprimer sur la politique?]? je pense que les gens connaissent généralement assez mal nos idées libérales et ont trop tendance à croire que nous sommes humanistes. Il m’est donc apparu autant nécessaire qu’ urgentissime de remettre les points sur les pendules (ahahaha ..j’adore l’humour, vous savez) et de montrer notre vrai visage : nous n’aimons QUE le fric, le pognon, le blé, l’oseille…L’humanisme sirupeux est un truc de gauchistes sentimentaux bien-pensants (d’ailleurs comment s’appelle le journal du PCF, hein ?? L’Humanité. C’est pas une preuve, ça ??). J’ai discuté avec certains humanistes. Je peux vous assurer qu’ ils ne sont pas obsédés par le fric. Alors arrêtez de nous mettre dans le même panier, ça m’agace. Je ne crois ni à la liberté ni au droit naturel ni en la démocratie. Tout ça, c’est bon pour le consommateur voire l’employé, pas pour le riche. Je suis déjà libre, je peux tout faire. Je préfère le droit du plus fort au droit naturel. La démocratie me dégoûte tout autant : donner du pouvoir aux gens, n’est-ce pas perdre le notre ? Quant à ceux qui pensent que nous voulons moins d’ Etat, ils se fourrent le doigt dans l’œil jusqu’à pouvoir se gratter l’omoplate de l’intérieur (dirait Greg). Au contraire, l’Etat constitue un allié de choix qui nous permet d’asseoir notre pouvoir sur le monde par le biais de nos réseaux tentaculaires. N’oubliez pas cette chose essentielle : l’ultra-libéralisme, c’est le capitalisme d’Etat. Une autre raison qui m’a poussé à réaliser ce blog, c’est la célébrité. Remarquez, j’aurais pu commander un article à Libération ou Paris Match, je connais bien les journalistes. Mais qu’auraient-ils écrit ? s’ils m’avaient inventé une vie (ils adorent ça), il y’aurait sûrement eu un idiot qui serait allé vérifié. Je suis allé jusqu’à afficher ma magnifique photo sur la page ; du coup, tout le monde peut me reconnaître dans la rue. La classe, non ?? N’hésitez pas à me demander un autographe, j’ai changé de signature! Ah, un détail qui a son importance, je précise à ceux qui seraient choqués par mes propos et voudraient m’intenter un procès que le site est hébergé aux Iles Caïmans (le forfait est hors de prix ), hors de la législation française (bien qu’il soit facile d’influencer les juges, vaut mieux prendre ses précautions).
Sinon j’habite à Bourges, une ville assez sympa, dans mon château personnel. Je fais semblant de suivre des études (de toute façon mes parents m’ont déjà payé tous mes diplômes alors..) en école de commerce privée à Bordeaux. On pensait être obligé de construire un héliport dans le terrain du château pour y’aller. Heureusement, il a suffi d’un petit pot-de-vin au maire pour qu’il mette gracieusement un des terrains de la municipalité à notre disposition. Cool, non ? Comme tout le monde, je fais du sport : je pratique le golf (il n’y a pas de pauvres, on est peinard sur le green, entre riches), le tennis (pour les petites jupes qui se soulèvent au-dessus des cours), et des activités de montagne (pas en France où c’est bourré de prolos- je vais souvent skier ou faire du trekking dans l’Himalaya voire dans la Cordillère des Andes avec le jet privé). Question musique, j’écoute de tout : Britney Spears, Mc Solaar, Gerald de Palmas, Shakira, Goldman, Kyo.. de la vraie musique autrement dit (à ce propos, je me dois de vous signaler que le dernier Hit Summer Techno -vol 5- est sorti dans les bacs). En cinéma, j’adore les films hollywoodiens (plein de jolies filles, de violence, d’effets spéciaux à tout casser) ; j’apprécie aussi Luc Besson (quel génie dans Taxi) pour ce qui est des réalisateurs français. Il m’arrive parfois de lire quelques livres : Voici, Ici Paris, Entrevue, Harry Potter (je les ai gratos, l’éditeur est franc-maçon)… Je passe pas mal de temps avec ma copine, une jolie pétasse blonde décolorée (un cadeau de mon pote émir Abd’el Moussad, en Arabie). On « s’amuse » un peu ensemble, histoire de passer le temps le soir au pieu. J’ai bien tenté de discuter un peu mais pas moyen, elle pige que dalle. Ooooh j’ai failli oublier mon deuxième animal (hein, quoi ??) : Titou, un python importé de je ne sais plus quel pays exotique. Un de mes jeux préférés c’est de le mettre sur le balcon et de jeter des souris par la fenêtre (à noter qu’il les attrape presque toujours). Le samedi soir souvent je sors en boite avec mes potes de l’école pour danser sur de la super musique en draguant les nanas (enfin, eux, pas moi vu que j’amène ma pouf).. on rentre bourré en bagnole, on s’éclate, quoi. Je suis aussi un fondu de l’informatique, que j’ai découvert au départ grâce aux jeux vidéo ( Sim city, Pharaon, ..).[ Depuis, vous le voyez vous-même, j’ai convenablement progressé pour arriver à mon œuvre majeure : ce blog, aboutissement de mois de réflexions diverses sur des forums.]


J’espère que ce petit texte vous a permis de comprendre grosso modo qui je suis et la teneur de mes idées.

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9 Comments:

Anonymous Arno said...

Pas mal mais un peu trop long. Du coup l'effet recherché perde de sa force. Moi, à ta place, j'aurais dit que je me tape des mineures en Asie pour quelques €urosdollars...

10:26 PM  
Blogger Simon said...

ben j'ai déjà une pouf blonde

les mineures sont trop petites. ça va pour certaines choses ;) mais pas toutes

10:38 PM  
Anonymous arno said...

Tu n'es pas aussi pourri que tu le pretends alors...petit joueur ;-)

3:17 AM  
Blogger Simon said...

sniiif

mais par contre la nuit je décapite des enfants maghrébins dans les caves... ça te rassure??

1:45 PM  
Anonymous Grégoire, opposé au profit said...

Pendant que tu écris ces lignes, un petit africain est en train de mourir par la faute de tes compatriotes.

6:19 PM  
Anonymous Grégoire, opposé au profit said...

J'espère que tu as conscience de tes responsabilités.

6:21 PM  
Blogger Simon said...

si c'est la faute de mes compatriotes, je ne vois pas en quoi je serais responsable...... hein

9:31 PM  
Anonymous grégoire, opposé au profit said...

Tu es prisonnier de ton environnement social, je sais bien qu'il fait essayer d'en sortir mais tu ne peux rien y faire : tu fais Parti des capitalistes tu es capitaliste c'est tout. c'est ta classe sociale. tu es un exploiteur

8:43 PM  
Blogger Simon said...

ahalala et qui est-ce que j'exploite?? vous êtes lourd avec ce mot.

11:13 AM  

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