dimanche, octobre 09, 2005

Immigration : que faire ?

Cela est devenu un lieu commun : l’immigration (qui vient du latin immigrare, « pénétrer dans », ce qui ne veut pas dire que les immigrées sont des filles faciles) pose problème. Pardon, les immigrés posent problème. D’un côté on a les pourfendeurs de « bougnoules », « bridés » et autres « bamboulas » que vous pouvez croiser si le cœur vous en dit à la Fête des Bleu Blanc Rouge ou à la sortie du tribunal. Ils craignent la fin de la France, les violeurs de petite vierges, la violence, le rap (ce que je comprend tout à fait), le thé à la menthe, les francs-maçons et le kebab. De l’autre côté se trouvent les soi-disant amis du genre humain : SOS Racisme, PS, PCF, Verts, LCR, alter mondialistes, Droit Au Logement, sans oublier le syndicat des éboueurs (ou les éboueurs des syndicats). A leurs habitudes, ils prônent la « solidarité » obligatoire en criant « tous les travailleurs sont frères », les problèmes étant bien entendu exagérés par les médias ( TF1 en tête parce que, tu comprends, camarade, c’est privé). Et puis tout ça c’est parce qu’ils sont pauvres, camarade, tu ne les as pas aidés (le petit côté déterministe-situationniste qui ressort).

Nier les failles du système français constituerait une erreur majeure. Ayant passé quatre années de ma scolarité en ZEP, les ornières devant mes yeux de chérubins ont vite disparu, laissant place à l’époque à une vision très anglo-saxonne de l’immigration, avec le système de point que l’on connaît en Australie ou, dans une certaine mesure au Canada. J’ai depuis évolué.

Il convient, comme à l’habitude, de prendre deux approches en considération : celle du droit naturel et celle de l’efficacité, le côté plus pratique de la chose

La liberté de circulation constitue un pilier de la liberté individuelle. Aucune entité qu’elle soit individuelle,associative, privée, publique, étatique, ne doit m’interdire de me rendre là où je le désire s’il n’en est le propriétaire et si ce dernier m’a donné son accord. Les frontières entre nations s’apparentent trop souvent à des barrières clôturées qui réduisent cette liberté de circulation, ce qui ne préoccupent guère les xénophobes frileux hurlant au « chacun chez soit ». Ce raisonnement simpliste que l’on retrouve fréquemment chez des personnes apparemment très bien cache mal la volonté de s’approprier ce qui ne nous appartient pas : Un pays n’est pas une propriété collective, mais la somme de propriétés individuelles sur lesquelles seul le droit naturel est à respecter et non la volonté de la majorité des autres propriétaires. Une limitation étatique de l’immigration est une violation de la liberté de circulation et du droit de propriété. D’ailleurs est-ce vraiment l’immigration qui pose un problème ? Regardons l’Amérique et l’Australie. Qui a apporté la richesse si ce n’est les immigrés ?

Personne n’a le droit d’interdire à l’Homme Libre de circuler où il le souhaite s’ il respecte les droits fondamentaux.


Nous voici donc arrivés au moment où l’on accepte que tout homme libre puisse résider en France. Fort bien. Seulement, le problème n’est pas résolu : « Quoi ? mais alors tout le monde va venir chez nous pour profiter de nos avantages ? Vous êtes fou à lier, m’sieur Aubert .» Je m’en vais vous rassurer de ce pas: cette libération (ou libéralisation) de l’immigration ne peut pas tenir et ne doit pas être sans une diminution drastique des aides sociales. Elle ne doit pas, car les aides sociales qu’elles aillent à un Français de souche ou à un immigré relèvent toujours du vol, puisque pris sans consentement au « donateur » ( appelé couramment contribuable, donateur serait trop sympathique). Elle ne peut pas pour une simple raison pratique : ce serait une ruée vers la France qui achèverait définitivement le pays.

Donner des aides sociales serait du du vol et un suicide financier


On s’aperçoit ici qu’encore une fois, sur la question de l’immigration libérée et desétatisée, le déontologisme rejoint l’utilitarisme, ce qui, il me semble, prouve la cohérence du raisonnement ( tiens, mes chevilles enflent démesurément…), en restant dans le cadre libéral du respect de la liberté et des droits naturels par l’Etat minimal.

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7 Comments:

Blogger AM said...

Jolie démonstration, mais comme le dit Lafronde, il faudra en passer D'ABORD par la suppression des aides sociales et des monopoles étatiques de la santé et des retraites. Il faut vraiment insister là-dessus, car sinon ca va être un sacré bordel et ca va précipiter la France au fond du gouffre encore plus vite.
L'exemple du Canada est formidable, ici j'ai vraiment l'occasion de voir ce qu'est une société multiculurelle. C'est parfois déroutant, voire difficile à admettre en tant que français de souche habitué à ne voir que des blancs partout. Et ici les immigrés réussissent aussi bien que les autres. Ce qui n'est pas du tout le cas en France.
Au fait, qu'est ce que tu as contre le rap? ;-)

9:00 PM  
Blogger Simon said...

Je connais bien le Canada, tu sais.. quand mon père y'était on avait des amis japonais, indiens..

Bien entendu, dans mon idée il fat commencer par limiter les aides sociales et non par libérer l'immigration.


Quant au rap, je n'aime pas, 'est tout ;) Je préfère un bon p'tit Nugent ou Mojo Nixon (des chanteurs libertariens)

9:05 PM  
Blogger St Louis Cardinals BUFF said...

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10:28 PM  
Anonymous Anonyme said...

Entièrement d'accord avec toi. J'avais également soutenu la même idée dans La stratégie vers La stratégie vers la liberté ou une balle dans le pied? et Pourquoi les libéraux doivent défendre la nécessité provisoire d’une immigration contrôlée et de l’interdiction des drogues.

Promis, j'arrête de faire ma pub sur ton blog. ;-)

Très jolie bannière, bonne chance pour la suite. Tu entres dans mes liens.

11:02 PM  
Anonymous Lafronde said...

Le dernier commentaire est de moi, je ne comprends pas pourquoi mon nom ne s'est pas affiché, je l'avais pourtant inscrit.

11:06 PM  
Blogger Simon said...

Je parie que ce cher anonyme n'est autre que mister Lafronde ;)

Merci bien m'sieur.

Pour ceux qui ne connaissent pas le sus-nommé Lafronde, c'est une célébrité de la blogosphère libérale, et plus précisément libertarienne. Il anime le site des Pères fondateurs, son blog perso, cross-over et je dois en oublier sûrement

11:09 PM  
Blogger Simon said...

du coup le mien semble un peu dénué d'interêt

11:16 PM  

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