samedi, octobre 22, 2005

Le feuilleton

Voilà, entre les articles politiques, j'ai décidé de rajouter un feuilleton asez S-F: les Veilleurs dont voici le début. Merci de me dire si vous appréciez ou pas...


Froid. Il faisait froid ; un point, c’est tout et c était d’ ailleurs la seule sensation que son cerveau engourdi lui autorisait à percevoir dans les brumes cérébrales. La douleur lui rongeait les doigts bleuis pourtant protégés par des gants épais. Il fallait faire vite. D’ ici quelques instants, sa tête ne sera plus qu’un tombeau mal en point. Bien qu’il ait derrière lui sept ans de travail dans ce lieu immonde, il ne supportait pas la température : le froid, c’est pire que la douleur, c’est être malade sans blessure à soigner.
Il atteint la porte 14 qui menait au sas thermique. La chaleur revint peu à peu habiter ses neurones, ses membres et ses doigts qui se mirent à ouvrir l’imposante combinaison de thitax, aux couleurs de la Cerbere Organisation. Son employeur n’en était pas à cette dépense près que bon nombre de gens jugent, encore de nos jours, intolérables pour un organisme d’Etat. Mais la sécurité avait toujours été la « clef de la civilisation » comme aimait à le rappeler Nikolaski, le ministre de l’intérieur, dont la démagogie s’amplifiait sans cesse. Jean Sauvet avait dix ans auparavant cédé à la tentation et s’était donc engagé chez la Cerbere pour protéger les siens, la veuve et l’orphelin.
La déception était montée en lui à la vitesse d’un cheval au galop : sa « mission patriotique » - encore une formule de Nikolaski- consistait à la surveillance nocturne de la chambre froide des entrepôts, une réserve importante de produits de première nécessité en cas d’ attaque extraterrestre. Autrement dit n’ importe quoi. Les différents ministres avaient encore tablé sur la peur des populations pour se construire le coffre le plus percé qui soit : les gardes de la Cerbère avait la réputation de se laisser tenter par le moindre billet.
Jean sortit de l’immense entrepôt à cinq heure où l’ on pouvait apercevoir en dessous d’ un Soleil à peine levé la masse des gardes de la Cerbere quitter leur lieu de travail respectif. Triste spectacle en vérité que celui de cette nuée de regards blêmes qui n’avaient plus rencontré le soleil depuis des lustres. Cependant l’être blafard qui tourna jusqu’à l’elevator aurait eu un peu de mal à calculer ces lustres. Christophe-René Giacomo, le ministre de la santé publique et de l’alimentation avait incompréhensible ment décider de fournir en produits pharmaceutiques les gardes de la Cerbère. « T’ es malade ?- oui- q’as-tu ?- Je me sens seul la nuit- ce n’est pas grave, mon gars, prends ça ». Et voila une bouteille d’exator vendue en plus. Bonne affaire pour Giacomo qui dirigeait une des plus grosses entreprises pharmaceutiques. Le spectre de l’elevator devait suivre un régime draconien d’ au minimum deux piqûres d’exator par jour ainsi qu’ en témoignait sa mâchoire édentée.
Voilà les pensées qui s’agitaient dans le crâne de Jon. Allons mon vieux un peu de courage. Bientôt tu seras chez toi où tu pourras fumer ces infectes cigarettes chinoises importées on ne sait par quel miracle et surtout par quel garde. Si un collègue te demande d’où ça sort, tu lui réciteras ta leçon. « J’ai trouvé ce truc dans la rue- sûrement un de ces cons de trafiquants qui l’as balancé avant un contrôle de police – et je me suis dis que cela ne servirait à rien de le confier au poulets. T’en veux une ? C’est la maison qui offre. Merci au revoir et la bise à ta femme et aux gosses. ». Puis tu dormiras pendant que le soleil que tu n’as jamais vu se lèvera, culminera et mourra. Pour chasser ces idées non rentables, il se permit un verre (mais un seul, n’est-ce pas ?) chez cet escroc de Fritz. Cinquième rue à gauche, non à droite et direct jusqu’à l’enseigne représentant un magnifique spécimen de pachyderme couleur rose. Il pénétra dans la gargote à l’odeur si particulière qui faisait sa renommé au bureau 131 de la Cerbère : eau de javel, déodorisant, alcool, tabac. Allez savoir lequel vous tuera.

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4 Comments:

Anonymous Anonyme said...

C'est dago,
en fait j'essaie de me résigner a ce que tu es : un frustré, un haineux, quelqu'un qui n'aime pas les gens, un prétentieux, un arrogant qui croit qu'il est intelligent et que tout le monde est idiot ...
Tu es un pauvre type, mon gars .
En plus de tout ca, tu essaie de faire partager a tout le monde ta haine, tu insultes tous, car seuls les crétins-rageux comme toi savent comprendre ta frustration ...

J'ai compris totalement ca à la manif à Bruxelles lorsque, apres les manifestants sans-papiers, les manifestants verts (syndic), les manifestants rouges(syndic), les manifestants bleus(syndic)) nous ont applaudit et acclamé en voyant notre calicot de 7m "La jeunesse veut de l'emploi et des parents en bonne santé" ( nous étions debout sur des grands pots de fleurs de 1m50 de hauteur ) .

Le truc n'est pas que tu soit lib's, c'est que tu sois de droite, tu a des idées fascistes, j'en parlé avec d'autres qui ont eu affaire a toi, tu es l'enculé qu'il faut abattre !

4:14 PM  
Blogger Simon said...

trop drôle.
je laisse le commentaire, ça amusera la galerie.

9:17 PM  
Anonymous Thierry said...

Déjà d'une on s'en fout de ta manifestation à Bruxelles.


Ensuite, je vois pas en quoi quelqu'un qui défend les libertés individuelles et collectives fondamentales, qui s'opposent aux dictatures, qui est pour l'ouverture des frontieres est un fasciste. C'est plutôt la définition inverse..


Quant à l'enculé qu'il faut abattre, y'en a pas mal avant d'arriver à Simon...

9:10 AM  
Anonymous Anonyme said...

non mais qu'ils sont con ces communistes , en plus d'etre fier de leur ignorance et de leur connerie , ils croient qu'ils nous impressionnent alors que nous savons très bien qu'ils sont débile!
pauvre idiot meme pas savoir que le communisme est une sorte de facisme

10:41 PM  

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