vendredi, décembre 23, 2005

Tout le monde, il est libéral, mon frère.

A entendre certains que j’ouïs bien malgré moi, la planète toute entière serait peuplée par des libéraux, dirigée par des libéraux, animée par des libéraux, pensée par des libéraux. Ces dernières années ont même vu l’ajout de deux magnifiques préfixes, ultra et néo pour désigner la main pas si invisible que ça qui gouverne l’humanité (ceci n’est pas une allusion à la main-mise des capitalistes sur l’organe du PCF, je ne suis pas cruel à ce point).

Cette obsession se lit de prime abord dans les propos des ennemis du libéralisme, lesquels ont trouvé là un bien impuissant foulard bleu à agiter à la face des veaux populaires. Toute personne censée étant tombée par hasard sur un article de la bienpensance gauchisante aura remarqué la place d’honneur que nous réserve la presse, et particulièrement Libération, L’Huma, le Monde et encore plus le Monde Diplomatique. On découvrira là que Bush le néoconservateur , Sarkozy le néo-opportuniste [j'avais écris gaulliste mais ce terme explicite mieux mon point of view] (Titre d’un article de l’Humanité du 27 mai 2005 « Sarkozy ultra-libéral sans complexe »), Blair le travailliste, Merkel la Chrétienne-Démocrate (Libération du 17 septembre 2005 : « Libérale, elle ne veut pas[..] »)appartiennent tous à la grande famille des libéraux. Les médias reprennent ici en chœur les mensonges de leurs maîtres à penser politiques. Quoique, je m’avance peut-être, on ne sait réellement qui engendre l’autre de l’ «intelligent » auto-proclamé ou la soit-disant vox populi représentée par des bouffons étatisto-collectivistes. Ces derniers usent et abusent des termes sus-cités, comme en témoignent les dernières campagnes menées. On se rappelle encore de l’embrasement du référendum du TCE. Les affiches de la LCR scandaient « Socialisme oui, Constitution libérale, non », celles du PCF « L’Europe libérale, c’est non ! » et les débats se contentaient de déterminer si oui ou non la constitution était libérale.. tout en ignorant ce qu’est le libéralisme.. Chapeau ! Les universités ont vu récemment des campagnes très anti-libérales notamment de la part de Sud Etudiants. Dès qu’on parle de réforme de l’Etat, le bon diable ultralibéral ressort de sa boîte.. ça épouvante, les cheveux se dressent sur la tête, et ça marche à merveille. L’extrème-gauche trostkysto-stalinienne fait même des émules puisque la gauche classique, l’extrême-droite et la droite extrême voire même la droite parlementaire fustigent la philosophie du Droit et de la Liberté que l’on accuse de tous les maux du siècle. Nos détracteurs arrivent aujourd’hui à faire passer pour libéral tout ce qui repousse : la Chine, le FN, le MEDEF, le travail des enfants, l’esclavage…sans difficulté ni scrupules d’ailleurs car seul le but ultime compte, la vérité n’a pas plus de place que la logique.

Néanmoins, ces clowns grotesques n’atteignent pas les sommets de la confusion que l’on observe à l’étranger. Le cas le plus connu se trouve aux USA où les liberals sont en réalité des gauchistes bien-pensants, que l’on pourrait comparer avec le NPS, des communistes modérés, des «progressistes» qui ont pris cette étiquette fort étrange au cours des années 50 en vue d’échapper au McCarthysme. En France, ceci n’a toujours pas été assimilé, ce qui entraîne le lieu commun « Les USA sont beaucoup plus à droite que la France, j’en veux pour preuve que les libéraux y sont considérés comme des gauchistes ». Piège grossier dans lequel on tombe tant. Les libéraux états-uniens ont, quant à eux, repris le terme «libertarian» (on retrouve cette appellation dans les contrées francophones, libertarien désignant, en quelques sortes, un libéral radical). Un autre galvaudage, nettement moins fameux, s’est déroulé en Angleterre au début du XXeme siècle : le liberal party au pouvoir était devenu tellement étatiste que l’on y’a vu des gens comme Keynes, à mille lieues de la pensée libérale.

[Je n’exempterai pas de mes critiques la communauté libérale, si désespérée qu’elle se raccroche souvent à des bouées. Il suffit qu’une personnalité critique le système, aborde le sujet des Droits de l’Homme pour apercevoir un embrasement «Et si Machin Chose était libéral ?» avant de revenir rapidement au triste monde réel.]

Or, qu’est-ce que le libéralisme ? Je l’ai écrit plus haut, il s’agit d’une philosophie du Droit et de la Liberté prônant la primauté de l’individu. Je résumerai les grands principes en quelques notions : la liberté, la propriété privée, la responsabilité, l’isonomie (l’égalité en Droit), le principe de non-agression (prendre «agression» au sens large), en bref un héritage de la pensée humaniste.

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4 Comments:

Blogger thibault said...

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3:34 PM  
Blogger AM said...

Tu as oublié de parler de la novlangue.
D'autre part je pense que notre troll favori est ici pour semer le trouble dans nos esprits. Comme dit mon père: il faut se mefier des marxistes infiltrés qui essaient de se faire passer pour libéraux. ET je confirme que les libérals américains sont tout sauf libéraux.
Cheers.

5:47 PM  
Anonymous Anonyme said...

Coool vive le libéralisme


Wal-Mart condamné à payer 172 millions de dollars à ses employés

172 millions de dollars : voilà ce qui en coûtera à Wal-Mart, le numéro un mondial de la distribution, pour avoir refusé à ses employés de prendre une pause à l´heure du déjeuner. Le verdict, émis par le jury d´un tribunal civil d´Oakland, en Californie, est tombé jeudi 22 décembre. "Le jury a estimé qu´il y avait eu malveillance, tromperie et oppression", a expliqué Chris Lebsock, un des avocats représentant les 116 000 salariés de Wal-Mart. "Nous sommes très satisfaits", a-t-il ajouté.



Le tribunal avait été saisi en 2001 par quatre plaignants accusant l´enseigne américaine, dans le cadre d´une "class action" – action en nom collectif –, de ne pas avoir rémunéré ses salariés pour des pauses repas qui ont été interrompues ou qu´ils n´ont pas pu prendre. La compagnie aurait dû payer une heure complète de travail supplémentaire aux salariés qui n´ont pas eu de pause déjeuner. Selon l´un des avocats de la partie civile, le groupe alimentaire fait l´objet de poursuites similaires dans plus de trente Etats américains.

A l´issue du verdict, Wal-Mart a publié un communiqué annonçant qu´il ferait appel de la décision de justice. Ses dirigeants ont admis qu´il y avait eu des "problèmes à propos du respect" du droit du travail en 2001 mais que, depuis, les règles étaient respectées "à 100 %".

Avec 1,3 million de salariés, Wal-Mart est le premier employeur privé des Etats-Unis. Le groupe est régulièrement accusé de sous-payer ses salariés. Le géant de la distribution défraie souvent la chronique pour des accusations lui prêtant un comportement peu glorieux. Ses détracteurs lui reprochent, entre autres, d´empêcher ses salariés de se syndiquer et de faire pression sur ses fournisseurs pour obtenir des prix défiant toute concurrence.

7:13 PM  
Blogger thibault said...

Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

11:29 AM  

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