vendredi, juin 23, 2006

De l'avortement volontaire.




Il est de bon aloi aujourd’hui de considérer l’avortement comme un droit acquis (de haute lutte grâce au combat des forces progressistes contre la réaction bourgeoise patriarcale), que l’on ne peut remettre en cause sans attenter à la liberté des femmes. On ne parle même plus d’ailleurs de liberté d’avorter, la liberté ayant mauvaise presse en France, mais de « droit à l’avortement ». Qu’est-ce qu’un « droit à quelque chose » sinon un faux droit consistant à imposer à d’autres individus la garantie de ce droit, ce qui se traduit ici par l'obligation faites à la société de payer les frais médicaux, baffouant le droit de propriété? A l’instar de ce qu’écrit Henri Lepage, il s’agit là d’ « une philosophie subjectiviste du droit, où chacun a en quelque sorte droit à tout ce qu’il désire pour autant qu’il réussit à en convaincre ceux qui maîtrisent l’agenda politique. Apparemment, on a droit à ce qu’on veut, et ce qu’on veut a droit d’être reconnu comme un droit universel de l’homme. ». On ne peut être plus clair : le droit « créance » à l’avortement doit être combattu sans ambiguïté par les partisans de la liberté.
Je souhaiterais m’aventurer maintenant plus en avant en abordant –suicidaire que je suis- la liberté d’avorter, sujet hautement polémique, y compris au sein même de la communauté libérale, transcendant les diverses familles. Il apparaît comme fallacieux de reprocher un libéral sa position au motif d’une hérésie philosophique, à rebours de ce qu’imaginent bon nombre de nos détracteurs : douter du libéralisme de Grunert ou de Rothbard n’a aucun sens. Ce qui distingue le libéral se retrouve dans les arguments employés et non dans la conclusion finale, ainsi que nous le verrons par la suite.
Caractérisons rapidement l’objet de mon raisonnement : l’Interruption Volontaire de Grossesse, consistant à provoquer l’expulsion de l’embryon ou fœtus humain. Aux alentours de 200 000 femmes y’ont recours chaque année en France(source : Institut National d’Etudes Démographiques), soit une conception sur 5, chiffre stable depuis 1975, année de la dépénalisation entérinée par Simone Veil. Encore une fois, notre social-démocratie crachotante a cédé à l’appel du capharnaüm relativiste dans l’élaboration de la législation : hésitation sur le statut aux yeux du code pénal, durée de validité pendant l'aménorrhée changeant selon la volonté du législateur sans aucune justification rationnelle digne de ce nom. Contre ce droit positif insensé, il s’agit dorénavant de déterminer une (je ne prétendrais pas qu’elle soit unique) position logique, cartésienne. A titre préventif (est-ce vraiment nécessaire ? ), je rappelle que l’embryon doté d’un génome humain complet (46 chromosomes en 23 paires) ne saurait être comparé à un spermatozoïde ou un ovule, tous deux haploïdes (un seul exemplaire des 23 types de chromosome).


Alors que l’argumentation utilitariste domine l’opinion publique, force est de constater son impertinence du moment que l’on pense l’être humain à naître comme un individu doté de droits -point sur lequel je reviendrai -. Si effectivement on ne peut nier qu’un enfant ou une grossesse non désirés s’avèrent trop souvent une gêne, cela ne donne aucune légitimité à l’exécution brutale du fœtus, de la même manière que l’entrave à mon ambition professionnelle que constitue un collègue brillant ne me donne aucun droit sur sa vie. Sous cet angle, les remarques inquiètes sur le sort de l’enfant à naître ou sur sa conception parfois violente sont rapidement écartées : d’un côté, le fœtus n’a aucune responsabilité dans le viol de sa mère, de l’autre, le choix entre la mort assurée et une vie potentiellement malcommode n’appartient à personne sinon à l’intéressé. Sachez mesdames, mesdemoiselles et messieurs les bien-pensants qu’une enfance malheureuse ou un handicap n ’amène pas inexorablement à une vie miséreuse. Moult exemples illustrent cette vérité oubliée dont Samuel Moore Walton, lequel n’aurait pas compris qu’on veuille l’empêcher, en 1918, de fonder Wal-mart dans les années 60 malgré une jeunesse difficile.



Je soulignais, à juste titre, que mes objections au point de vue utilitariste s’appuyaient sur un fœtus ou un embryon vu tel « un individu doté de droits », id est un être humain. Reste le plus difficile : déterminer la place de l’Homme en devenir, à savoir à l’intérieur ou en dehors du cercle de l’être humain. Ceux qui le placent en dehors arguent habituellement du fait que l’embryon ou le fœtus sont dépourvus de conscience, de par la non-finition des système nerveux et cérébraux au cours des premiers mois de grossesse. Outre qu’établir une limite, une date d’apparition s’avère hasardeux, que l’on ignore à quel type de conscience ( sensation ? spontanée ? éveil de l’organisme ? conscience de soi ? intellectuelle ? phénoménale ? morale ?) on fait référence, une analogie possible avec un individu plongé dans un coma (sans même prendre la mort cérébrale) démontre, à mon sens, la caducité de cette thèse. Plus rares, certains soutiennent que la dépendance à la matrice maternelle, l’incapacité d’action dépouilleraient le fœtus de son statut d’être humain. Je procéderai ici aussi par analogie : il convient de distinguer le gui de son hôte –parfois un autre gui- et notre individu dans le coma reste bien humain. J’ai adopté pour ma part le point de vue que je qualifierais d’ « évolutivo-phénotypologique» de Marc Grunert. Posons que l’enfant est un être humain, il en est de même pour le bébé et par là du nouveau-né. A la frontière entre le nouveau-né et le foetus (la naissance), il y a pour ainsi dire un changement de lieu et de rapport entre la mère et enfant, sans influence sur la nature même du sujet, entre le fœtus et l’embryon un changement de nom. Affirmant avec Ashley Montagu que "The basic fact is simple: life begins not at birth, but at conception.", je n’en reste pas moins modeste sur ma faculté à convaincre qui que ce soit, ou à être convaincu par quiconque.



Face à ce doute sur la nature d’être humain de l’enfant prénatal, il convient de se ramener au problème initial : peut-on le prendre pour « un individu doté de droits» ? François-René Rideau (Faré) admet son essence humaine tout en lui refusant des droits, dissociant ainsi l’être biologique de la personne juridique, en totale contradiction avec le jusnaturalisme qui accorde à chaque être biologique des droits « naturels et inaliénables». Je ne ferais pas l’affront à ce libéral brillant de démontrer que l’on pourrait justifier n’importe quel meurtre avec une telle dichotomie.Pour ma part, je me garde de cet écueil saillant pour pourvoir au fœtus comme à l’embryon les mêmes droits naturels qu’à l’enfant garantissant sa non-agression : il devient propriétaire « au repos » de son corps tandis que ses parents possèdent un droit de « propriété fiduciaire » sur lui (à charge pour eux d’agir dans l’intérêt de l’enfant) jusqu’à ce qu’il soit responsable (en cas de désaccord entre les deux parties, un tribunal trancherait- mais je m’éloigne de mon sujet).



Murray Rothbard, suivi par de nombreux libertariens, se passe de ces considérations délicates jugeant que l’embryon parasite sa mère dont il viole le droit de possession du corps. J’avoue partager cette analyse lucide. Rothbard en déduit à priori logiquement un droit de « légitime défense » face à cette agression. Je crains que cette conclusion manque de sagacité : l’enfant n’a pas choisi d’agresser et, disons-le clairement, on le lui a imposé. Ne portant pas la responsabilité de l’état de sa mère, il ne peut en être puni : « L’enfant a des Droits a priori parce qu’il est un être humain, et que lui, […]n’a rien fait qui justifie qu’on le force à y renoncer, en tout ou partie - c’est là la pertinence du fait qu’il n’a rien choisi » écrit très justement François Guillaumat.

EDIT Il est à noter que les violations de droit auxquelles nous faisons référence ici ne sont pas non plus de la même nature: l'une est éphèmère, l'autre conduit à une impasse éternelle.



Cette confrontation des droits maternels et de ceux de l’enfants tournent donc selon ce raisonnement au bénéfice de l’enfant. De quelle manière satisfaire les deux parties ? La plupart des libéraux pro-life ont foi en l’éviction, théorie basée sur l’existence d’utérus artificiel défendue entre autres par Christian Michel « J’avais quelques amis à dîner l’autre soir, et la conversation portant sur ce même sujet, j’émis l’avis que l’utérus artificiel serait le moyen de résoudre le problème. L’embryon y serait transféré aussitôt que détecté s’il violait la propriété de la femme sur son ventre. Ni meurtre pour ceux qui le jugent ainsi ; ni transgression, inconfort ou danger pour ceux qui mettent en avant les droits de la femme ; et incidemment, les droits du père, dont on ne parle pas dans la question de l’avortement, sont respectés aussi. ».

Mes espoirs reportés de cette manière sur le progrès technique pour apporter satisfaction à chacun,je persiste donc à soutenir la criminalité de l'avortement enfanticide contre les vents et marées plébéienne ou pseudo-intellectualiste.


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29 Comments:

Anonymous sjperrin said...

Moi,
je suis contre le recours à l'avortement, MAIS pour la liberté d'y recourir...
On est libéral ou on ne l'est pas...

9:13 PM  
Blogger Simon said...

http://utm-libre.jeun.fr/viewtopic.forum?p=34431#34431

une discussion sur le sujet.

NB: la prochaine fois, il sera nécessaire que j'explicite plus la notion de proprieté fiduciaire..

12:57 AM  
Blogger Simon said...

http://www.jeuxvideo.com/forums/1-55-82158-71-0-1-0-0.htm

http://www.liberte-cherie.com/msg148546-De_l_avortement_volontaire_Dostix.html#a148546

1:16 AM  
Anonymous Anonyme said...

Je ne suis pas d'accord avec cette notion de propriété fiduciaire et du droit des parents à agir pour l'"intérêt" de leur enfant. L'enfant, puisqu'il s'agit d'un être humain à part entière, est le seul en mesure de déduire en fonction de son utilité, ce qui constitue un bien ou un mal. Nul autre individu, même ses concepteurs, ne peuvent influencer cela, du moins pas par la violence ! Accorder un tel droit aux parents revient à leur accorder le droit de molester leur enfant, au nom de "son" intérêt.

Pour ce qui est de l'avortement, je fais évidemment partie des "Rothbardiens" et de ceux qui considèrent que la femme possède un droit inaliénable quant à son corps et que nul ne devrait interférer avec celui-ci. Mais cela ne signifie pas que l'avortement est une chose à prendre avec légèreté, et j'aimerais très honnêtement voir de nouvelles alternatives apparaître, grâce au marché évidemment, qui permettraient de préserver la vie, de ne pas la détruire et de libérer l'individu.

9:45 AM  
Blogger Simon said...

Vous m'avez mal lu: ces droits fiduciaires sont extrèmement limités et interdisent toute agression du sujet naturellement.

10:31 AM  
Anonymous Anonyme said...

Etudiant toujours en grève ne foutant rien en cours et sautant sur la moindre occasion pour aller manifester, j'ai ainsi tout le temps de m'instruire dans divers journaux (L'Humanité, Libération... bien entendu). Il se figure qu'un jour, en farfouillant dans les archives du Monde Diplomatique, je suis tombé sur un petit article (il n'est pas tout jeune, je le concède ; mais je vous le recommande vivement)

http://www.monde-diplomatique.fr/1997/02/CESBRON/7757.html

Cependant, il est évident que tout ceci n'est que pures affabulations d'un journal anti-clérical et gauchissant, n'est-ce pas ?

8:24 PM  
Blogger Simon said...

Et?

4:05 AM  
Anonymous Paulop said...

Je voulais te demander, vu qu'un IVG est pratiqué pour des grosses non désirée, est ce que ça joue ? L'oeuf se developpant dans la mère a son insu.

Ensuite, nous ne connaissons pas ça car nous ne sommes pas femme, mais le fait que le developpement du bébé fait mal à la mère ne peut-il pas être prit en compte également ?

8:51 PM  
Anonymous mékécecéça said...

Il est un fait que s'agissant de l'avortement, ou le droit à l'avortement, ou la liberté d'appliquer ou non ce droit à l'avortement, les hommes devraient la fermer !!!!!!!

On en reparle avec vous dès que vous saurez porter un enfant !

nanméo !

Je n'ai jamais avorté... je ne suis pas sûre que j'en serais capable... mais bon sang, qu'il ne soit pas remis en cause ce droit ou cette liberté à celles qui le veulent ou qui le peuvent !

J'aurais presque envie de vous retirer le droit d'en discuter !

9:59 AM  
Blogger Simon said...

"Je voulais te demander, vu qu'un IVG est pratiqué pour des grosses non désirée, est ce que ça joue ? L'oeuf se developpant dans la mère a son insu."

Cela jouerait, comme je l'ai dit, en considérant que le foetus n'est pas humain.. ou qu'il est responsable de la situation.

"Ensuite, nous ne connaissons pas ça car nous ne sommes pas femme, mais le fait que le developpement du bébé fait mal à la mère ne peut-il pas être prit en compte également ?"

Je n'ai jamais entendu parler de ça, pour être exact.


"Il est un fait que s'agissant de l'avortement, ou le droit à l'avortement, ou la liberté d'appliquer ou non ce droit à l'avortement, les hommes devraient la fermer !"

Et pourquoi donc, chere amie?


"On en reparle avec vous dès que vous saurez porter un enfant !"

pourquoi faudrait-il attendre ce moment?



"mais bon sang, qu'il ne soit pas remis en cause ce droit ou cette liberté à celles qui le veulent ou qui le peuvent !"

J'ai pourtant expliqué mon point de vue rationnel sur ce point.. je ne vois pas en quoi vous me contredites.

12:53 PM  
Blogger Nicolas Lobin said...

Là je rejoins la droite religieuse sur ce sujet, l'avortement reste ce qu'il est : un meurtre.

Avec les progrès de la médecine, si on le veut vraiment, on n'est pas obligé d'avorter, les pillules existent !

12:27 AM  
Anonymous Anonyme said...

Je suis contre car bien sur tout le monde a droit a sa chance, ce n'est pas une autre personne (parent)d'en juger.

1:22 PM  
Anonymous Freedom lover said...

Se prononçer contre la libeté des femmes à user de l'IVG est, à mon sens, une idée des plus réactionnaires, liberticides et fasciste. Se dire partisan de la liberté et exposer de telles idées relève selon moi et selon toute personne sensé du non sens. Je suis un partisan farouche de la liberté d'expression,je suis d'avis qu'il faut laisser les fascistes Simon s'exprimer mais je pense aussi qu'il faudrait absoudre de sanctions les gens qui voudraient le mettre à mort, de quelque façon que ce soit.

1:51 AM  
Blogger Simon said...

Quel lien avec le fascîîîîsme?

11:01 AM  
Anonymous Elllimaclalimac said...

simon aubert = reac

11:18 AM  
Blogger Simon said...

Libertarien et réac, oui. Et?

11:30 AM  
Blogger Simon said...

mais le fait que le developpement du bébé fait mal à la mère ne peut-il pas être prit en compte également ?

Non, confere la partie à propos de Rothbard...

10:49 PM  
Anonymous Anonyme said...

Retrouvez vous enceinte à 18 ans, sans argent, sans diplôme, avec des parents qui menacent de vous mettre à la porte et un petit ami de 17 ans, pour un préservatif rompu et une pillule du lendemain qui n'a pas été efficace, et vous pourrez reparler du droit à l'avortement.
Même si l'on considère cela comme du meurtre, ce qui est plus ou moins mon cas, on empêche le malheur de 3 personnes (les parents et le bébé à naître), puisque même sans parler des problèmes d'argent, avec du mal à nourrir ou a vêtir son enfant, les parents n'ont certainement pas la maturité adéquate pour élever un bébé.

2:15 PM  
Blogger Simon Aubert said...

Même si l'on considère cela comme du meurtre, ce qui est plus ou moins mon cas, on empêche le malheur de 3 personnes (les parents et le bébé à naître)

En en massacrant une et en traumatisant à vie les deux autres?

8:51 AM  
Anonymous Anonyme said...

tombée completement par hasard sur ce blog, J'ai lu l'article et les commentaires en diagonal je l'avoue, mais je me permettrai juste de dire une petite chose. Il semble que je sois daccord avec toi, simon, pour le fond, id est, contrairement à une idée répendue, la femme n'est pas maitre de ce qu'elle porte dans son corps sous pretexte que c'est dans son corps, un foetus est bien un enfant à part entière, sur lequel elle n'a donc pas legitimement droit de vie ou de mort. Pour répondre à " anonyme" sur la situation d'une mère de 17ans avec capote déchirée et pillule du lendemain pas efficace, je répondrais déjà que le cas présenté est rarrisime (hein, surtout la pillule du lendemain qui marche pas ! étudiante en biologie je m'y connais... )d'une part, et que d'autre part, il faudrait peut être (attention je ne suis pas du tout politiquement correcte) reflechir à deux fois avant de faire l'amour, et oui ! Peut être qu'il faudrait choisir de faire l'amour à partir du moment où on est pres à accepter que bha si bébé arrive, bha bébé arrivera. Je ne prone pas l'abstinence avant le mariage et c'est un autre débat, mais je pense qu'à 17 ans les filles devrait reflechir à 2 fois avant de se faire dépuceler, c tout.
un petit mot pour simon quand même --> tu parles unpeu du viol en disant que l'enfant n'est pas responsable... certes mais, un peu d'indulgence, elever un enfant conçu dans un viol, est une épreuve que peu de femme peuvent supporter à mon avis. c'est personnelement un cas où l'avortement me parait vraiment legitime (enfin, la pillule du lendemain est aussi solution pas mal dans ces cas là, mais qui pense à ça au lendemain d'une attaque aussi traumatisante qu'un viol?)
et pour finir, dans un état comme le notre, je pense que c finalement 'sjperrin' qui a raison

11:07 PM  
Anonymous Anonyme said...

Je suis pour l'avortement, quels égoïstes êtes vous, à refuser ce droit qui a fait l'objet de nombreux et longs combats ?
Ah oui il est tellement facile pour vous les hommes de dire non à ce droit, vous qui n'aurez jamais cette responsabilité ! Combien d'hommes fuient leurs copines quand ils apprennent qu'elle souhaite garder un enfant, combien n'assume pas ? Et après vous incriminer les femmes de vouloir refuser être mères ?! Je crois rêver (si ce n'est que cela reste un véritable cauchemar). J'ai 19 ans, et j'ai failli me retrouver enceinte, je n'aurais pas pu garder cet enfant, faute de moyens, et tout simplement aussi parce que je suis avec un gars qui m'aurait quitté pour ça ! Eh oui vous voyez, les gars, difficile d'assumer ! Et pour la question de réfléchir à 17 ans de se faire "dépuceler" pour une fille, je vais dire une chose : j'ai perdu ma virginité à 15 ans, j'étais amoureuse. Toute personne a le droit de connaitre le plaisir, après tout, on est deux dans une relation, je ne vois pas pourquoi toute la responsabilité serait rejetée sur les nanas... La liberté de la sexualité bon dieu (désolée pour les petits cathos extrémistes !).Une femme, une fille, ne peut pas quelques fois assumer un enfant, à moins de finir à la rue, de se voir retirer cet enfant, de le voir placé en foyer! Vous croyez vraiment qu'un enfant né et vivant dans ces conditions serait heureux ?? Soyez réalistes et mettez vous à sa place, arrêtez cet égoïsme pur et dur ! essayez de comprendre le traumatisme qu'une femme peut connaitre dans ces conditions, en ayant le doute, la culpabilité, à cause de gens comme vous qui jugez, incriminez une fille désespérée, la jugeant "criminelle"! Je fais du droit voyez vous, un crime, ce n'est pas cela, l'avortement n'est pas un crime, en tant qu'un foetus n'a pas les caractéristique d'une personne et n'a par conséquent pas la personnalité juridique pour faire valoir des droits ! L'avortement n'est pas pris à la légère, il suit une règlementation très précise et très encadrée, alors laissez nous disposez d'un droit inaliénable !

11:36 PM  
Anonymous Anonyme said...

un meurtre ! On aura tout lu !

11:40 PM  
Anonymous Anonyme said...

c'est un acte criminel quand des femmes n'utilisent pas de protection et use de cette pratique comme on prend un laxatif.

mais il ne faut pas généraliser, on ne fait pas toute ça!!
un préservatif peut craquer, et la pillule n'est pas totalement fiable!

un bébé qui arrive dans une famille pas préparée, c'est aller au devant de probléme, je sais que quoi je parle. il y a des gros craignos dans ma famille.

même si ceux qui sont contre le nie , le viol ça existe aussi, on est pas obligée de devoir porter un enfant issu d'une agression!

sans parler des enfants non viables!
si les cas de femmes traumatisées aprés avortement existe, il y en a aussi qui le sont quand elles veulent à tout prix mener à terme des enfants non viables(les enfants anencéphales par exemples)et qui n'arrivent pas à faire le deuil de l'enfant mort

je pense que ce droit doit rester mais il ne doit pas être pris à la légére. si on y a recourt il faut se faire suivre et il faut ne pas avoir le choix.
c'est de la responsabilité individuelle, et les avortements tardifs sans motifs sont immoraux, mais doit-on pour autant priver ce droit pour quelques femmes malhonnetes?

et puis il y a une notion bien particulier bébé= humain, foetus= bébé pas né, la naissance est la passage qui marque la différence entre bébé et foetus.

5:34 PM  
Anonymous Anonyme said...

Pour ou contre l'avortement, je ne sais pas. En revanche, je trouve inacceptable qu'une femme puisse avorter sans l'accord de son partenaire. Un bébé se fait à deux. Il a un papa et une maman, l'un n'a pas a avoir plus de droit que l'autre sur la vie du môme. Et je parle en temps que femme. Jeune femme de 19 ans, ni de droite, ni de gauche, mais pour l'égalité des sexe. Dans le cas présent, l'égalité des sexes n'est pas respectée.

J'ai apprécié l'article et le débat. Très intéressant.

12:01 AM  
Anonymous Anonyme said...

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9:49 PM  
Anonymous Anonyme said...

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7:55 AM  
Anonymous Anonyme said...

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3:18 PM  
Anonymous Anonyme said...

Cést honteux. Je suis desesperee par la plupart de vos commentaires lamentables et moyenageux contre lávortement, la libre sexualite...Et honnetement, de quoi je me mele? Est ce quón sóccupe de vos problemes de penis nous ou de prostate?? Et la pilule du lendemain ne marche pas a 100% cest vrai alors revise tes cours petite etudiante en chimie. Jái honte pour vous. Honte que des gens comme vous existe encore aujourdhui. Dautre part, je plains vraiment vos femmes, si il y en a qui vous supporte et vos futures filles mais je souhaite profondement que des gens comme vous ne puissent pas avoir denfants. Voila comme ca les deux cotes ne sont pas politiquement correcte. Je suis outree et vous me donnez envie de pleurer. Vous etes la honte de la societe.

2:03 PM  
Anonymous Anonyme said...

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8:11 AM  

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