mardi, mai 29, 2007

Les Golden Parachutes ne sont pas un crime!


Alors qu'il s'avère de si bon ton de gloser avec la pègre bienpensante sur ce micro-phénomène, combien osent rappeler ce qu'il en est réellement?
Les Golden Parachutes ou parachutes dorés désignent les clauses consenties par contrat entre les propriétaires d'une société anonyme et le dirigeant de celle-ci visant à lui accorder des indemnités en cas de départ. Rien de transcendant au final. Voire plutôt rassurant: Qui parmis les margoulins socialisant refuserait le droit de négocier avec son entreprise une prime de licenciement? Hmm?
On vous avance alors l'argument fétide selon lequel lesdits dirigeants ne mériteraient pas ces indemnités, que cela "choque". Et la Presse de brocarder ces "patrons voyous", les syndicats soviétiques de fustiger l'"immoralité" de tels actes.
Qu'on ne s'y méprenne pas. La "morale" selon laquelle des individus consentants ne peuvent conclure un contrat d'échange de biens ou de services est une morale d'expropriation, une morale selon laquelle vous ne pouvez jouir entièrement de vos biens. Vous avez pu observer avec dégoût, les larmes aux yeux, ces mêmes "moralistes" qui érigeaient -avec une véhémence indéniable- en modèle d'Humanité, de résistance à la barbarie ultra-libérale le bloc socialiste. Ils ne s'y adonnent plus qu'en petit comité, les goulags n'étant pas du goût de tous, (du moins pas de ceux qui ont conservé encore un semblant d'esprit de Liberté). Vous les retrouvez désormais dans un combat plus insidieux, sournois. Les tartufes post-modernes nourris au Monde Diplomatique ou Alternatives Economiques achèvent l'Opération Grande Parade. Un combat soit-disant pour la moralité. Mais en s'en prenant de la sorte aux Golden Parachutes, ils se dressent en maîtres.
De quel droit une mafia élue par des gueux ou des bourgeois suffisants déterminerait le "mérite" d'un homme lorsque les valeurs selon lesquelles on peut juger du mérite d'untel sont strictement personnelles? Je n'accorde pour ma part aucun mérite à celui qui saura placer une balle de plastique entre deux poteaux, aucun mérite aux sycophantes du "racisme", aucun mérite à la racaille de Droit Au Logement, aucun mérite à celui qui se contentera de sa position de "victime de la société" pour réclamer mon bien, aucun mérite aux bolchéviques qui ont saccagé l'Europe de l'Est, aucun mérite à un ââârtiste dont je ne peux souffrir les "oeuvres" hideuses, aucun mérite aux parasites sociaux, aucun mérite encore à celui qui se contente de vivre. Ils représentent pourtant, nonobstant tout le mépris qu'ils inspirent, les principaux référents de valeur, les étalons ultimes de nos "moralistes".
Leur "morale" implique votre sacrifice: vous ne possédez plus qu'en vue de pourvoir leurs entreprises de spoliation, vous devez renoncer à vos valeurs mêmes si elles ne rencontrent pas celles de la pègre. Devient bon... quoi, au juste? Ce que les autres considèrent comme hautement moral. Selon quel critère? Les leurs, ceux de la canaille statolâtre, ceux des gardiens de stalags ou des esclaves volontaires adeptes de Moloch-Baal. Pourquoi? Car vous avez l'outrecuidance de "vivre en société", que vous "profitez du système". Et inutile alors de geindre que vous payez déjà les biens de consommation ou les services pour en profiter, cela ne revêt aucune importance à leurs yeux: ils vous signifieront que vous ne déboursez pas suffisamment pour expier ( oui, ceux-la même qui dénoncaient les prix excessifs en régime capitaliste) et que pour finir, vous devez vous soumettre à leur volonté. Votre servitude est leur fin.

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11 Comments:

Blogger Laissez faire said...

Ca me fait plus penser a la derniere breve de Michel de Poncis sur Radio silence, les palais de la republique...

Sans deconner, ils se foutent bien de notre gueule.

1:44 AM  
Anonymous Anonyme said...

trop fort ton blog!
les images de ton fond d'écran, lorsqu'on ne le regarde pas vraiment avec minutie, semblent en parfaite harmonie avec tes textes et tes opinions : des étrons !

1:46 PM  
Anonymous Matt D said...

@anonyme: petit jocrisse, sachez qu'il ne s'agit pas d'un "étron" mais du serpent qui orne le Gadsden Flag, le drapeau libertarien.

5:31 PM  
Anonymous Benzut said...

Hors sujet, mais si j'ai bien lu votre "à propos", Simon, vous êtes "libertarien" mais opposé à l'avortement ? Cela me paraît a priori contradictoire, pourriez-vous m'expliquer votre point de vue ?

10:15 AM  
Blogger Simon Aubert said...

m'étant fendu d'une notule à ce sujet l'an dernier, je vous invite à la parcourir

De l'avortement volontaire

12:07 PM  
Blogger Paul-Emic said...

le problème c'est que on peut tourner l'affaire dans tous les sens, la justifier comme on veut, le fait de voir un patron qui s'est lamentablement planté partant avec des milliards en poche, juste après ou juste avant l'annonce de centaines ou de milliers de licenciements fera toujours coincer un certain nombre de gens et pas nécessairement des communistes ou des collectivistes hostiles à l'économie libérale.
Quand ces "grands patrons" sont en fait d'anciens élèves de l'ENA, fonctionnaires en réserve et de surcroit parfois (souvent ?) de gauche, il y a quand même matière à la trouver amère.

9:03 PM  
Anonymous Anonyme said...

Un golden parachute, c'est quoi? C'est du fric.
Le fric c'est quoi? C'est le fruit d'un travail.
Le fric que fait toute une entreprise est le fruit du travail de tous les hommes qui la compose.

N'est-ce pas normal, pour un homme ayant fait une partie du travail, de profiter d'une part du gâteau proportionnelle à ce qu'il a produit?

Quand on voit qu'un homme qui – quoi que vous en disiez – a échoué et fait perdre de l'argent à son entreprise, il est certes normal qu'il puisse disposer d'un minimum pour vivre en attendant de retrouver un emploi...
Mais l'analogie est impossible entre
- cet homme là, qui, à la place qu’il occupe, est quasi-systématiquement millionnaire (je signale juste qu'un million placé sur un livret d'épargne à 5% par an assure un revenu mensuel de 4667 euros par mois ; ce qui permet très largement de subvenir à ses besoins),
- et un smicard de 50 ans qui vient de perdre son emploi suite à une délocalisation.

Trente millions d’euros de golden parachute, ce qui donne un revenu mensuel assuré minimum (et il est bien plus important en vérité, vu qu’il existe des placements bien plus rentables qu’un livret de caisse d’épargne) de 125000 euros par mois… Vous imaginez ? 125000 euros par mois de rente ?
Alors bien sûr, ils sont imposés, ces 125000 euros… Mais franchement ! C’est indécent de gagner autant sans travailler. Vous n’êtes pas d’accord ? Offrir pour la vie 125000 euros par mois à une personne pour un temps de travail souvent court, mais pour en plus de la contre-productivité, il y a des limites, vous ne trouvez pas ?

Ce genre de dérives contribue à augmenter le gouffre de la répartition de la production entre capital et travail. Vous savez, vous, M. Aubert, que si nous retournions à l’équilibre de répartition du PIB des années 1980, entre 100 et 200 milliards d’euros iraient du capital au travail ? Ce qui augmenterait, mensuellement et en moyenne, les salaires de plusieurs centaines d’euros ?
Je ne dis pas qu’il faut tout prendre au capital et tout donner aux salariés, je dis qu’il y a un décalage entre la productivité des gens et leur salaire. Dans mon petit esprit schématique, on prend au pauvre pour donner aux riches. Et je trouve ça injuste.

J’arrête, je sais que ça vous ennuie ce que je raconte… Mais si vous pouviez me répondre.
Signé: Va te faire enchaîner

3:48 PM  
Blogger Simon Aubert said...

Il existe tant d'indécences... tenez, la pornographie, les junkies, le christiannisme, les SDF, les chaussettes blanches ou les chocolats à la menthe (perfide, perfide Albion ! )... cela n'en fait pas des crimes pour autant.

10:06 PM  
Anonymous Anonyme said...

Ce n'est pas du niveau du crime d'un meurtrier, mais cela n'a rien à voir non plus avec les petites indécences que vous me citez. Il y a une grosse différence entre l'accaparement injuste de ressources par ceux qui ne les méritent pas et qui n'en ont pas besoin (accaparement dont les golden parachutes font partie) et le fait de se droguer ou de s'exhiber.

Quand je dis Accaparement injuste, je veux dire par là que le travail n'est pas rémunéré à sa juste valeur. Le gros des salariés contribue à créer généralement plus que ce qu'il ne gagne réellement, en témoigne l'état de la balance Capital/Travail dont même Alan Greenspan s'inquiête. (Vous l'aimez pourtant, monsieur Greenspan?)

Signé: Vatefaireenchainer

3:32 AM  
Blogger Simon said...

et comment définissez-vous la juste valeur d'un travail ? vous comptez sur des fonctionnaires pour ce faire ?

(et non, je n'apprécie pas spécialement greenspan, enfin plus que sarkozy ou besancenot naturellement)

10:34 AM  
Anonymous Priscilla said...

Well written article.

9:56 AM  

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